Axe 2 : Santé et société / thème 3 : Espace, environnement et santé


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Projet soutenus par le conseil scientifique en 2008

Le handicap dans la cité, philippe Gajewski, université Paris 8
Au sein d’un champ général qui concerne a la fois les personnes handicapées dans l’espace et, plus généralement l’ensemble des handicaps associés aux structures et positions des divers types d’espaces, le présent projet sera centré sur la question du handicap des personnes dans leurs relations aux espaces géographiques, dont plus particulièrement les espaces publics. Il vise à comparer la manière dont est perçu et traité le handicap selon les espaces et les milieux sociaux. Les porteurs du projet examineront dans quelle mesure, a terme, leur démarche pourrait pour partie travailler avec l'Observatoire national sur la formation, la recherche et l'innovation sur le handicap, installé en France en avril 2007 par le ministre de la santé et des solidarités, et divers autres observatoires mis en place par des ONG, dont Handicap International.
Equipe de recherche
Bessigneul Christian, professeur retraité, communication graphique visuelle et non visuelle (braille)
Bris Michel, formateur, Institut national supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés (INSHEA)
Bué Alain, MC, Université de Paris 8, géographe, UMR 7533 LADYSS,
Corvest Hoël, Cité des sciences de la Villette
Barruel Luc, doctorant, Université de Paris 8, Géographie,
Ménard Mireille, urbaniste, Ecole d’architecture de La Villette, thématique de l’habiter et de la perte d’autonomie
Pérez Françis, PR enseignement secondaire, Institut des jeunes aveugles, Paris
Pilkington Hugo, post doc INSERM, équipe « Périnatalité .
Plet Françoise, PR, géographe, Université de Paris 8,
Semmoud Bouziane, PR Université de Paris 8, Géographie, UMR7533 LADYSS, (la question du handicap dans les villes du Maghreb et du Moyen Orient, en relation avec diverses universités algériennes, dont l’équipe « Ville et santé » de l’Université de Constantine.
Uzan Gérard, ergonome, université de Paris 8, handicap et vieillissement ; ergonomie des interfaces auditives et vocales

Audiocartes Paris-93_2008, Michel Porchet, directeur scientifique association Mu et Remu
Le projet Audiocarte Paris-93 vise à une approche perceptive du territoire au travers du son. Il s'agit de porter trois regards de sciences-humaines (géographie, sociologie, esthétique) sur une action artistique et culturelle (le projet Audiozone), fondée sur le son et ce qu'elle révèle d'un territoire donné. L'unité d'espace-temps des phénomènes sonores de l'action artistique est à la base d'une synthèse pluridisciplinaire orientée vers la compréhension des tissus culturels. Le territoire identifié pour le projet, composé de zones urbaines peu homogènes, s'étend de la Gare du Nord jusqu’au Tramway T1. Le sonore, longtemps perçu comme un élément autonome situé en dehors de toute considération scientifique, constitue désormais un terrain d’intérêt pour les sciences humaines, tant par l’analyse de ses modes de production que par l’étude de ses pratiques dans l’imaginaire collectif. C’est à la géographie culturelle que se rattache l’étude du bruit et des effets “territorialisants” des sons, reflet de la société en ses lieux et de ses états d’âme . La mise en relation d'acteurs locaux et d'habitants pour la production d’une "image sonore" négociée peut ouvrir à de nouvelles manières d'appréhender la culture et l’aménagement de l'espace urbain. Par leurs capacités d’énonciation, d’évocation, de communion, les sons constituent des agents performatifs dans la construction de territoires et de sense of place et contribuent au développement d’imaginaires territoriaux.
Equipe de recherche
KPODEHOUN Kafui, doctorante, socio-anthropologie, MU
BARRUEL Luc, doctorant, géographie, LADYSS, site de Nanterre et MSH Paris-Nord
CHAUMERON Sylvain, doctorant, géographie, MU et université Paris 1
GAJEWSKI Philippe, docteur, ingénieur, géographie, LADYSS, site Paris 8 et MSH Paris-Nord
BONNACI Valéria, doctorante, esthétique, MU et université Paris1
LE GAL Olivier, Coordinateur artistique MU
RENOULT Jean-Philippe, artiste
DINAHBIRD, artiste
GRIFFITHS Philip, artiste "performer"
SEGALEN Gaël, documentariste sonore
HORBER Nicolas, producteur radio)
MONTESSUIS Joachim, artiste sonore
VOILLAT Vincent, artiste plasticien
LEMOINE Anna, web designer

Le projet " Confirmation d'un risque épidémiologique nouveau en Ile de France - l'échinococcose alvéolaire - et caractérisation des facteurs biogéographiques et écologiques favorables au développement parasitaire par analyse paysagère et vectorielle à partir d'images à très haute résolution " mené par Vincent Godard et Florian Tolle, est soutenu par la MSH PN. Un financement lui a été accordé par le conseil scientifique de la MSH PN, réuni en décembre dernier. Ce projet a une durée de 3 ans. L'échinococcose alvéolaire est une parasitose relativement rare mais grave. En Europe, le cycle parasitaire d' Echinococcus multilocularis est réalisé par des carnivores comme hôtes définitifs (renards, chiens et chats), et par des campagnols comme hôtes intermédiaires. L'homme se contamine par ingestion accidentelle d'oeufs infestants répandus sur des végétaux souillés ou par contact avec de la terre ou des animaux. Les oeufs parasitaires sont ensuite susceptibles d'envahir le foie des personnes contaminées. Jusqu'alors inconnue en Île-de-France, la présence du parasite responsable de l'échinococcose alvéolaire a été attestée pour la première fois en 2004 en Seine-et-Marne. Les objectifs de ce projet sont multiples. Dans un premier temps, la confirmation de la présence du parasite Echinococcus multilocularis , responsable de l'échinococcose alvéolaire, en Île de France, a une importance en termes de santé publique. Dans un second temps, la compréhension des dynamiques spatio-temporelles du cycle parasitaire pourra permettre de localiser et de quantifier la présence d'éléments pathogènes dans l'environnement et le risque sanitaire qui y est associé. Enfin, la caractérisation précise des facteurs paysagers, biogéographiques et écologiques favorables à l'établissement de processus épidémiologiques locaux constitue le niveau d'aboutissement souhaité dans le cadre de ce projet. La présence conjointe de zones identifiées comme favorables au parasite et de zones densément peuplées ou densément fréquentées par la population pourra permettre de confronter aléa épidémiologique et risque sanitaire. L'analyse de la répartition spatiale des zones favorables aux pullulations des campagnols, les grands ensembles herbeux, croisée avec des relevés de fèces parasités et des secteurs de fortes fréquentations du public devrait permettre d'identifier les lieux à forte vulnérabilité. La mise en place d'un système d'aide à la décision, appuyé sur un SIG, devrait permettre de faire des propositions en termes d'aménagement du territoire visant à minimiser les risques de contamination humaine. En outre, la confirmation éventuelle d'une présence parasitaire significative devra s'accompagner d'une campagne d'information des médecins et d'une sensibilisation du public aux pratiques à risques. Ce projet contribue à l'émergence et localisation d'un pôle de recherche fédérateur en épidémiologie spatiale par mise en relation et fédération de plusieurs organismes de recherche travaillant sur l'échinococcose alvéolaire (phase de rodage), puis sur d'autres zoonoses (maladie de Lyme, fièvres hémorragiques,...). Pour plus d'informations, Vincent Godard
Membres participant au projet
Vincent Godard, (Bio)géographe-géomaticien, spécialiste de l'analyse des données environnementales spatialisées - maître de conférences au département de géographie de l'université Paris 8 Laboratoire Espaces, Nature et Culture (ENeC).
Florian Tolle, maître de conférences au laboratoire Théma, département de géographie, université de Franche Comté - Théoriser et Modéliser pour Aménager
Luc Barruel, doctorat en cours sur les espaces verts en Île-de-France - Laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces
Isabelle Biraud, Laboratoire Espaces, Nature et Culture (ENeC) architecte et urbaniste, spécialiste des espaces verts en zones urbaines et péri-urbaines par télédétection
Benoit Combes, responsable du programme français d'épidémiosurveillance sur l'échinococcose alvéolaire, Entente interdépartementale de lutte contre la Rage et autres Zoonoses (ERZ)
Bénédicte Durand, géographe, spécialisée dans l'étude du cheval comme agent de médiation socio spatiale, Laboratoire Espaces, Nature et Culture (ENeC).
Patricia Fraile, École nationale supérieure des Mines de Paris, Institut Supérieur d'Ingénierie et de Gestion de l'Environnement , chef de projet spécialisé en diagnostic territorial par filière, notamment sur la filière équine
Patrick Giraudoux, professeur en biologie-écologie, directeur du laboratoire de biologie environnementale
Françoise Plet, professeure des universités en géographie, Laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces
Francis Raoul, maître de conférences en biologie-écologie, laboratoire de biologie environnementale
François Pierre Tourneux, maître de conférences en géographie, laboratoire Théma