• Thématisation•

Afin d'améliorer la lisibilité du cadre théorique et pour contribuer à une meilleure identification des équipes susceptibles d'y trouver leur place, à Paris 8, Paris 13, et ailleurs (même si, de ce côté, les enquêtes et prises de contact sont loin d'être achevées), la troisième et dernière étape de l'élaboration d'un cadre théorique et de la structuration d'une problématique générale passe par la proposition d'une thématisation.

Partant d'une typologie combinant approches et secteurs, nous en sommes venus à identifier six thèmes. Ceux-ci sont loin de recouvrir l'ensemble des questionnements suscités par l'axe "Industries culturelles et arts". En outre, il est tout à fait possible qu'avec la mise en place du projet, certains regroupements s'imposent. En l'état cependant, cette identification est provisoirement stabilisée. Elle est d'ailleurs le résultat d'une assez longue période de concertation et d'élaboration itérative (dont les grandes étapes seront évoquées dans le volet suivant).

Le moindre de leur intérêt n'est pas de regrouper des équipes ayant d'ores et déjà donné leur accord pour y figurer ensemble. Sauf pour le thème n°6, les fédérations qu'ils structurent présentent dès maintenant une cohérence suffisante pour que l'on soit autorisé à y entrevoir l'épine dorsale du programme propre à l'axe "Industries culturelles et arts".

 

 

• thème n°1 - "Environnements virtuels et création" : la question des nouvelles images, du point de vue de la réalisation et de l'exploitation d'interfaces permettant à l'homme et à la machine de dialoguer ;

• thème n°2 - "lndustries de la langue" : la question de la signification derrière les mots, à travers une interrogation sur la capacité des systèmes informatiques de reconnaître et d'interpréter automatiquement du sens ;

• thème n°3 - "Socio-économie de la culture" : la question des filières industrielles, renvoyant au problème de la description et de la modélisation de leur organisation spécifique, notamment (mais pas exclusivement) à l'ère de la convergence multimédia et de la nouvelle géopolitique de l'information et de la culture ;

• thème n°4 - "Esthétiques, arts et industries" : la question des écritures et de leurs "stigmates industriels", liée à l'évaluation des contraintes et possibilités induites ou offertes par les outils de création et de production ;

• thème n°5 - "Création, pratiques, public" : la question du spectacle et de sa tension intrinsèque entre expression et codification, performance et représentation ;

• thème n°6 - "Informationnalisation sociale" : la question de l'extension des modèles de l'industrialisation de la culture et des arts aux domaines de l'information et de la communication.

 

A ces six thèmes s'ajoutera éventuellement un septième, encore en gestation. Il devrait tourner autour des problèmes d'anthropologie de la communication et de la connaissance.

 

Une liste indicative des équipes concernées, jointe après la présentation thématique sous la forme d'un tableau, est destinée à faciliter l'appréhension par le lecteur de l'ampleur de la proposition. Cette liste devra toutefois être complétée dans les semaines et mois à venir, une fois acquis le principe de la MSH. Il y a en effet toutes les chances pour que, le Ministère ayant donné son accord au projet, des candidatures spontanées ou suscitées par nos soins conduisent à intégrer dans le projet d'autres équipes qui n'y figurent pas actuellement.

 

 

Thème n°1 : "Environnements virtuels et création"

Un même questionnement est à l'origine du regroupement des trois équipes figurant sous cette fédération ("Art et technologie de l'image" (ATI), Centre de recherche informatique et création musicale (CRICM) et Laboratoire d'INformatique et de communication (LInc)) ainsi que des deux équipes d'informatique (Laboratoire d'informatique de Paris Nord (LIPN) et Laboratoire de traitement et de transport de l'information (L2TI)) y déléguant quelques chercheurs. Ce questionnement a trait à l'efficacité informatique, aux limites ergonomiques et à la dimension esthétique des interfaces.

L'originalité des recherches engagées sous ce thème, à la convergence entre SHS (esthétique, notamment) et informatique, tient à ce qu'elles s'intéressent "au numérique en tant qu’outil susceptible de s’appliquer à une démarche créative ou communicationnelle dans des domaines variés", à partir des outils numériques du commerce et sans intervenir sur eux. Ces recherches se tiennent donc "à mi-chemin entre les pôles exclusivement techno-scientifiques et les pôles exclusivement artistiques", combinant une réflexion théorique sur la virtualité, la simulation du vivant, l'interactivité, d'une part, et la mise en œuvre de dispositifs expérimentaux, artistiques, réalisant des environnements virtuels, d'autre part. Ainsi une proposition émanant d'ATI et du LInc, à laquelle sans attendre la création de la MSH, le LIPN (Paris 13) pourrait contribuer, consistera à créer un dispositif par lequel la multisensorialité propre au corps humain (vue, ouïe, mouvement) sera mise en relation avec la multimodalité (entre image et son) d'un acteur de synthèse. Il s'agit de favoriser une l’implication du spectateur - acteur "dans un univers partagé avec des êtres de synthèse et d’autres spectateurs-acteurs , un univers où il est possible de se déplacer, de communiquer, d’éprouver des sensations réelles".

Une proposition faite par Anne Sédès, au nom du CRICM, et adoptée par les deux autres équipes de Paris 8, porte sur la conception d'une salle expérimentale multimédia pour présenter des productions intégrant l'espace sonore et privilégiant la spatialisation, la localisation et la mise en mouvement du son sur plusieurs dimensions. L'originalité de ce dispositif est qu'il permettra de rompre avec les exploitations multimédia ordinaires, où la dimension sonore et musicale est souvent (mal)traitée de façon annexe.

Ces propositions correspondent à plusieurs axes communs :

• "Immersion en réalité virtuelle et simulation de la vie", les équipes s'appuyant sur l'approche connexionniste et cognitiviste qui leur est commune,

• "Mise en Espace Tridimensionnel", concernant aussi bien l'image que le son et utilisant toutes les ressources plastiques d'un espace où les artistes peuvent se jouer des échelles de la perception et du réalisme,

• "Interactions", via les capteurs sous leur forme traditionnelle (l'instrument en musique, par exemple) et par le biais de l'analyse du geste par capteurs retour de force, voire par système vidéo pour contrôler un système de synthèse sonore et de spatialisation,

• "Espace commun / espace public", à travers une réflexion sur la coprésence et la dimension symbolique des interactions dans un même espace.

 

 

Un autre intérêt de l'intégration de l'informatique musicale réside dans le rôle mobilisateur et fédérateur que l'équipe de Paris 8, le CICM, pourra jouer, du fait des bonnes relations que le responsable de cette équipe, Horacio Vaggione, entretient avec ses homologues en France et à l'étranger et de l'excellente réputation dont il jouit auprès d'eux. Il s'agit en particulier d'une équipe l'Université de Bordeaux, l'Acroe, à Grenoble, le LMA-CNRS de Marseille et d'autres équipes à l'étranger (notamment au ZKM, Karlsruhe, et à l'University Sony at Buffalo).

Par ailleurs, ATI possède un réseau d'anciens étudiants, employés dans nombre d'entreprises innovantes du secteur, qui sont autant de correspondants de leur formation d'origine. C'est un excellent atout en faveur du renforcement des liens entre la MSH-plateforme et les milieux industriels.

 

Thème n°2 : "Industries de la langue"

A l'origine de ce regroupement, figurent les travaux du Laboratoire de Linguistique Informatique (LLI) de Paris 13, associé à une équipe de Paris 8 et à une équipe de l'Université de Munich. Par la suite, d'autres équipes seront probablement appelées à rejoindre ce noyau initial.

Le LLI a créé un outil sémantique appelé classes d'objets grâce auquel il est possible, pour un prédicat donné, d'établir une typologie sémantique des arguments permettant de catégoriser tous les arguments. Ainsi que Gaston Gross, directeur du LLI, l'indique dans un document présentant sa proposition en vue de la MSH,

"Ce travail théorique permet ainsi de reconnaître ou de générer automatiquement les différents emplois d'un prédicat, ce qui lève l'obstacle le plus important pour le traitement automatique, i.e. la polysémie. Cette partie du projet est donc de nature théorique. Il s'agit de décrire une langue naturelle comme le français sur la base des classes, après avoir examiné leur statut théorique et établi le nombre de ces classes nécessaire à une couverture totale de la langue. Si l'on ajoute à cela le recensement de toutes les suites figées (noms, verbes, adjectifs, adverbes) dont le sens n'est pas la somme de celui des parties constitutives, on aura réalisé un grand pas dans le traitement automatique réel du français."

Complémentairement à cette activité théorique qu'ils proposent d'héberger en partie au sein de la MSH, le LLI et les équipes qui lui sont associées développent aussi des applications de deux types, appelées à trouver leur place entre MSH et plateforme.

Il s'agit, d'une part d'un projet de dépouillement complet du lexique contenu dans le Web français, avec pour finalité la mise à la disposition des linguistes des sources beaucoup plus importantes pour la description d'une langue et, à des fins industrielles l'amélioration des moteurs de recherche français.

Il s'agit d'autre part de la mise au point des corpus finalisés sur chacun des points de grammaire du français. Ces corpus seront mis sur le Web à l'intention des enseignants et chercheurs de toutes les universités du monde et leur permettront de disposer de textes répondant immédiatement à leur besoin. Par cette initiative, les responsables de ce thème comptent aider au renouvellement de la recherche sur le français et de son enseignement.

Si le LLI dispose de locaux à Paris 13 qu'il ne souhaite pas abandonner, son responsable souhaite néanmoins bénéficier également d'une localisation au sein de la MSH et de la plateforme. À celles-ci il propose notamment de réserver l'implantation de jeunes chercheurs. La MSH et la plateforme lui fourniront également des surfaces d'accueil temporaires, facilitant ses collaborations internationales.

 

Thème n°3 : "Socio-économie de la culture et de la communication"

 

L'un des dénominateurs communs des équipes fédérées au sein de ce thème, tel que présenté par Y. Combès et P. Tupper qui en sont les coordonnateurs, à trait à leur objectif de formalisation des filières industrielles dans le domaine des arts et de la culture et à l'étude de la spécificité de leur organisation par rapport aux modèles industriels standard.

Aux questionnements relativement anciens, mais toujours d'actualité, sur le fonctionnement des grandes filières, édition, presse et radio-télévision, disque, cinéma, etc., s'ajouteront des interrogations plus spécialisées (par exemple sur l'industrialisation de la formation ou sur l'industrie du jeu et des jouets). D'autres encore, orientées sur les récents développements industriels, mettront l'accent, d'une part, sur la convergence multimédia (cédérom, DVD, Internet, câble), d'autre part sur l'internationalisation des flux de données et la nouvelle géopolitique de l'information et de la culture qui en découle. La dimension juridique des problèmes de propriété intellectuelle sera assurée par l'équipe dirigée par Pascale Bloch tandis que, comme indiqué précédemment, les notions de patrimoine et d'accès différentiel à la culture trouveront dans les deux universités Paris 8 et Paris 13 un socle suffisamment consistant pour qu'ultérieurement, puissent s'y greffer d'autres approches.

Les chercheurs et équipes concernés par ce thème proposent donc un tableau à double entrée ; ses colonnes sont constituées des différentes filières à étudier (classiques et nouvelles) et ses lignes correspondent aux différentes dimensions concernées (rationalisation, internationalisation, diffusion des innovations, etc.) et aux approches (historiques, sociologiques, économiques, industrielles, stratégiques). Ainsi se dessine une sorte de matrice, intéressante manière de cartographier les travaux en cours et les lacunes à combler.

Par exemple, l'analyse des stratégies des grands acteurs industriels d'Internet fait actuellement l'objet de travaux conjoints ou parallèles dans le cadre de l'analyse de la convergence audiovisuel - informatique - télécommunications, au Gresec (Stendhal), au Gricis (Montréal), au LabSic (Paris 13) et à l'Université de Valenciennes. En revanche, l'étude des usages sociaux des téléservices reste largement en friche. L'on devine quelles utilisations pourront être faites à l'avenir d'une telle représentation par vides et pleins, aussi schématique soit-elle encore pour le moment.

 

L'intérêt de la MSH pour les principales équipes fédérées au sein de ce thème est double.

• D'une part, elle leur offrira l'occasion de donner une forme multilatérale à leurs relations, denses mais jusqu'à maintenant seulement bi- ou parfois trilatérales.

• D'autre part, elle leur permettra de nouer des relations et d'entretenir des collaborations suivies avec des équipes de sociologues ou de socio-anthropologues, du côté de l'analyse des pratiques, avec des "esthéticiens", du côté de l'analyse des productions culturelles, et avec des économistes, du côté de la référence aux modèles industriels "standard".

 

 

Thème n°4 : "Esthétiques, arts et industries"

Comme le signalent J.-P. Olive et F. Soulages, coordonnateurs de ce thème, sa problématique générale porte sur l'art depuis l'avènement de la modernité. Il s'inscrit dans deux directions principales ainsi formulées par les auteurs du projet :

"- comment, dans l'écriture artistique, est-on à même de révéler les traces, empreintes, procédures et dispositifs que le social y sédimente,

- quelles sont les multiples réponses que les artistes apportent dans leurs écritures à cette confrontation permanente ?"

Trois niveaux sont identifiés : en amont des œuvres, à la faveur d'un questionnement sur les facteurs techniques et économiques conditionnant toute création ; sur les œuvres elles-mêmes, par le biais d'interrogations transversales concernant aussi bien la musique, le théâtre, la littérature, les arts plastiques, la photographie, le cinéma, la vidéo et le multimédia ; en aval des œuvres, par le biais de recherches sur les modes de propagation et de diffusion des productions artistiques, sur l'évolution des publics et modalités de réception de l'art, sur la transmission des pratiques artistiques, en liaison avec la culture de masse, l'activité médiatique et l'avènement du numérique.

Quatre directions sont d'ores et déjà proposées, pour structurer les contributions du grand nombre d'équipes se réclamant de ce thème :

"- une "archéologie" de la modernité, qui vise à définir (...) dans une perspective plutôt historique les interrelations entre l'évolution artistique et les développements techniques depuis la seconde moitié du XIXe siècle, avec une attention soutenue en ce qui concerne le début du XXe siècle, tournant décisif de cette évolution (...)

- une analyse des nouvelles catégories créées et développées par l'activité artistique, qu'il s'agisse des variations des frontières de l'art ou entre les arts (...)

- une réflexion et une recherche concernant l'art contemporain, et sans doute plus particulièrement concernant l'incidence des outils numériques sur les changements auxquels sont soumis toutes les disciplines artistiques (...) dans une réflexion large sur les enjeux essentiels de l'art aujourd'hui, garantissant une démarche à la fois prospective et critique.

- la question de la diffusion et de la transmission de l'art, à la fois par les canaux traditionnels (salles de spectacle, musées, etc.) et par les nouveaux médias..."

Il est toutefois probable qu'aux équipes et chercheurs d'ores et déjà identifiés, d'autres viendront s'adjoindre. Ainsi par exemple de la contribution d'un collègue comme Bruno Péquignot, contribution envisagée informellement pour le moment mais conditionnée par sa nomination dans une université de Paris ou de la région parisienne.

A chaque fois, les coordonnateurs mettent l'accent sur l'importance à accorder, au sein de la MSH, au partage des connaissances au sein de ce thème et aux relations interthématiques.

 

Thème n°5 : "Création, pratiques, public"

Ce thème regroupe surtout, pour le moment, des équipes de Paris 8 et d'autres qui leur sont ou pourront leur être associées, à l'extérieur. Selon l'expression de J.-M. Pradier, coordonnateur de ce thème,

"s’est constitué dans un premier temps un archipel de groupes et d’associations de recherches nationales et internationales jusque-là isolées, très motivés par l’idée de pouvoir bénéficier d’une structure d’accueil qui leur permettrait de disposer des outils nécessaires à leur développement."

Se référant aux "recommandations d’un Marcel Mauss qui voilà plus demi-siècle insistait sur la nécessité de garder toujours à l’esprit les dimensions biologiques, psychologiques et sociologiques de "l’homme total", les équipes fédérées autour de ce thème ont en commun d'interroger le spectacle dans son ambivalence : pratique performative / pratique représentative, codifiée et astreinte aux contraintes de la mise en scène et de la mise en représentation.

Toutes les formes de spectacle seront prises en considération, grâce à la diversité des équipes : du ballet à l'opéra en passant par le théâtre, le chant, les pratiques chamaniques et les spectacles de rue. Y seront plus spécialement examinés le corps, la voix, les gestes, les émotions, dans des perspectives historique, sociologique et ethnologique, esthétique et psychophysiologique.

De la MSH, les chercheurs relevant de ce thème attendent essentiellement la possibilité de localiser un réseau de coopérations internationales denses mais fortement handicapées, jusqu'à maintenant, par l'insuffisance de locaux adéquats. En outre, la MSH favorisera le regroupement de chercheurs qui, bien que, dans la même université, n'ont pas eu l'occasion de collaborer jusqu'à maintenant mais dont la mobilisation, pour ce projet, montrent l'intérêt qu'ils lui portent..

 

 

Thème n°6 : "Informationnalisation sociale"

Encore en pointillé, la proposition de ce thème est conditionnée par la présence d'équipes désireuses d'y fédérer leurs contributions. Ces équipes existent, mais, faute de temps ou pour d'autres raisons, elles ne se sont pas déclarées en faveur de la MSH. Telle est la raison pour laquelle il n'est pas envisageable, en l'état, de faire figurer ce thème au même titre que les autres.

La question de départ est celle de l'extension des modèles d'industrialisation de la culture et des arts aux domaines de l'information et de la communication. Est donc concerné tout un ensemble de phénomènes, portant complémentairement sur les mutations actuelles, économiques ("nouvelle économie"), sociales ("société informationnelle"), esthétiques ("paradigme numérique"), philosophiques ("société cognitive") ou politiques ("démocratie virtuelle"). Au sein des équipes citées précédemment, notamment le LabSic, le Gresec, le Gricis, plusieurs pourraient utilement contribuer à alimenter ce thème. D'autres, telles que le Centre d'économie de Paris Nord le pourraient également mais assortissent leur candidature à la MSH de conditions inacceptables. Enfin, P. Zarifian, responsable de l'équipe "Nouvelles organisations de la production", au sein du Laboratoire "Techniques, Territoires et Sociétés" (Latts) de l'Université de Marne-la-Vallée, a marqué son intérêt pour une coopération avec la MSH. Toutefois, la concertation ne fait que commencer.

De même, le projet, à l'étude au moment où ces lignes sont écrites, de transfert vers Paris 13 d'une équipe d'informaticiens de la santé, en provenance de Paris 5, alimenterait opportunément les réflexions et travaux de cet axe sur les téléservices en santé, au sein de la MSH et en relation avec la plateforme. Ce projet pose toutefois un certain nombre de problèmes dont il est sage d'attendre la résolution avant de réfléchir aux conditions de l'intégration de cette équipe.

 

 

THÈME

ÉQUIPES

DIRECT.

DE L'ÉQUIPE OU DE LA SOUS-ÉQUIPE

STATUT

CHERCHEURS TITULAIRES (concernés par le projet)

N°1 ENVIRON-NEMENTS VIRTUELS ET CRÉATION

coord : M. Nahas

Art et Technologie de l'image, Paris 8

M. Nahas

D. Huitric

membre de l'équipe d'accueil et de l'école doctorale "Esthétiques, Sciences et Technologies de l'art"

4

 

Centre de recherche informatique et création musicale,

Paris 8

H. Vaggione

membre de l'école doctorale "Esthétiques, Sciences et Technologies de l'art"

2

 

Laboratoire d'INformatique et de communication, Paris 8

N. Bensimon

équipe IUT, membre de l'école doctorale "Société, information, informatique, culture"

2

 

éléments du Laboratoire d'informatique de Paris Nord,

Paris 13

J. Vauzeilles

équipe CNRS, membre de l'école doctorale "Galilée"

2

 

éléments du Laboratoire de traitement et transport de l'information,

Paris 13

K. Chen

équipe d'accueil, membre de l'école doctorale "Galilée"

plusieurs

N°2

INDUS-TRIES DE LA LANGUE

coord : G. Gross

Laboratoire Linguistique informatique,

Paris 13

G. Gross

équipe CNRS, membre de l'école doctorale "Vivant et sociétés"

plusieurs

 

Laboratoire informatique,

Paris 13

J. Vauzeilles

équipe CNRS, membre de l'école doctorale "Galilée"

1

 

équipe "Français Langue Étrangère", Paris 8

C. Perdue,

R. Vivès

équipe Université

plusieurs

 

Centrum für Information- und Sprach-verarbeitung,

U. Munich

 

 

plusieurs

N°3

SOCIO-ÉCONO-MIE DE LA CULTURE ET DE LA COMMU-NICATION

Centre d’études sur les médias, les technologies et l’internationalisation, Paris 8

A. Mattelart

équipe d'accueil, membre de l'équipe doctorale "Société, information, informatique, culture"

5

coord : Y. Combès, P. Tupper

Laboratoire des Sciences de l'information et de la communication, Paris 13

P. Mœglin

équipe d'accueil, membre de l'école doctorale "Vivant et sociétés"

9

 

Centre de l’histoire et des récits de l’information et des médias-réseaux en Europe, Paris 3

M. Palmer

équipe d'accueil, membre d'une école doctorale, P3

plusieurs

 

Cinéma et Audiovisuel, Paris 3

R. Odin

équipe d'accueil, membre d'une école doctorale, P3

plusieurs

 

Groupe de Recherche sur les Enjeux sociaux et économiques de la communication, Stendhal- Grenoble 3

B. Miège

équipe d'accueil, membre d'une école doctorale, Stendhal-Grenoble 3

plusieurs

 

Groupe de recherche sur l'information, la communication et l'informatisation sociale,

Université du Québec à Montréal

G. Tremblay,

J.-G. Lacroix

 

plusieurs

 

Groupement d'équipes de recherche en information et communication, Lille 3

E. Fichez

équipe d'accueil, membre d'une école doctorale, Lille 3

plusieurs

 

Ingénierie éducative, CNDP

A. Chaptal

équipe recherche CNDP

4

 

Institut Maghreb-Europe, Paris 8

R. Gallissot

PPF, membre de l'école doctorale Sciences sociales

3

 

"Jeux et Jouets", composante du Groupe de Recherches sur les Ressources Éducatives et Culturelles (Grec), Paris 13

G. Brougère

équipe d'accueil, membre de l'école doctorale "Vivant et sociétés"

 

 

Institut de recherche en droit des affaires,

Paris 13

P. Bloch

Jeune équipe, membre de l'école doctorale "Économie et droit"

plusieurs

 

Autre composante du Grec, Paris 13

J. Biarnès

équipe d'accueil, membre de l'école doctorale "Vivant et sociétés"

2

 

Divers éléments du Centre de Recherches Espace, société, culture, Paris 13

C. Vallat

équipe d'accueil, membre de l'école doctorale "Vivant et sociétés"

2

 

Divers chercheurs des universités de Ifresi-CNRS, Paris 2, Rouen, INRP, U. du Littoral etc.

 

Réseau "Séminaire industrialisation de la formation"

plusieurs

N°4

ESTHÉ-TIQUES, ARTS ET INDUS-TRIES

coord : J.P. Olive, F. Soulages

"Musicologie", Paris 8

J.-P. Olive

équipe d'accueil, membre de l'école doctorale "Esthétiques, Sciences et Technologies de l'art"

plusieurs

 

"Esthétique, histoire et pratique des arts plastiques et de la photographie, Paris 8

C. Bucy-Glucksmann

équipe d'accueil, membre de l'école doctorale, membre de l'école doctorale "Esthétiques, Sciences et Technologies de l'art"

plusieurs

 

Centre interdisciplinaire d'esthétique du numérique, Paris 8

J.-L. Boissier

associé à l'équipe d'accueil "Esthétique, histoire et pratiques des arts plastiques et de la photographie, membre de l'école doctorale "Esthétiques, Sciences et Technologies de l'art"

8

 

Élément du Département "Théâtre", Paris 8

 

équipe d'accueil, membre d'une école doctorale

1

 

Esthétique, Sciences et technologies du cinéma et des arts du spectacle audiovisuel,

Paris 8

C. Eizykman

équipe d'accueil, membre de l'école doctorale "Esthétiques, Sciences et Technologies de l'art"

plusieurs

 

Groupe "Paragraphe", Paris 8

J.-P. Balpe

équipe d'accueil, membre de l'équipe doctorale "Société, information, informatique, culture"

4

 

Littérature et histoire, Paris 8

J. Neefs,

B. Didier

équipe d'accueil (Upres), membre de l'école doctorale "Pratiques et théories du sens"

plusieurs

 

Éléments du

Groupe "Esthétiques, représentations savoirs", Paris 8

J. Rancière

équipe d'accueil, membre de l'équipe doctorale "Pratiques et théories du sens"

plusieurs

 

Éléments du Laboratoire des Sciences de l'information et de la communication, Paris 13

P. Mœglin

équipe d'accueil, membre de l'école doctorale "Vivant et sociétés"

2

 

Divers éléments en provenance du GDR "Œuvres, Publics, Société"

et de l'équipe "Péquignot" (sous réserve d'une localisation en région parisienne)

 

équipes d'accueil

plusieurs

N°5

CRÉA-TION, PRATI-QUES, PUBLIC

coord : J.-M. Pradier

Groupe de recherche en Ethnoscénologie, Paris 8

J.-M. Pradier

rattaché à l'équipe d'accueil "Études Théâtrales et Chorégraphiques", membre de l'école doctorale "Esthétiques, Sciences et Technologies de l'art"

plusieurs

(+ un important réseau d'équipes et centres de recherche en France et à l'étranger)

 

Groupe de recherche en danse contemporaine, Paris 8

H. Godard,

I. Launay

rattaché à l'équipe d'accueil "Études Théâtrales et Chorégraphiques", membre de l'école doctorale "Esthétiques, Sciences et Technologies de l'art"

5 (+ membres extérieurs)

 

Groupe de recherche sur la musique baroque et ses publics, Paris 8

C. Cheyrezy,

F. Decroisette

équipe d'accueil

"Les Arts du Spectacle en Italie de la Renaissance au XXe siècle - Erasi"

plusieurs

 

"Neurosciences cognitives",

Paris 8

C. Perret, Nguyên Thanh Huong

équipe université

1

 

"Scénographies hyperceptives : vibrations corporelles, vocales, instrumentales", Paris 8

F. Mellet

projet de recherche inter-formations

1 (+ nombreux chercheurs extérieurs à l'université)

 

"Spectacle vivant et sciences de l’homme", U. de Vienne, Autriche et Paris 8

U. Birbaumer,

S. Hornig

 

plusieurs

N°6

INFOR-MATION-NALISA-TION SOCIALE

[sous réserve]

éléments du Centre d'économie de Paris Nord, Paris 13

[sous réserve et, de toutes façons, uniquement dans le cadre d'appels d'offre]

M. Mouhoud

(sous réserve)

équipe d'accueil, membre de l'école doctorale "Économie, droit"

à déterminer

 

Éléments de la sous-équipe "Nouvelles organisations de la production" du Laboratoire "Techniques, Territoires et Sociétés",

U. Marne-la-Vallée

[sous réserve]

P. Zarifian

équipe d'accueil, membre d'une école doctorale, U. de Marne-la-Vallée

à déterminer

 

éléments du Laboratoire des Sciences de l'information et de la communication,

Paris 13

P. Mœglin

équipe d'accueil, membre de l'école doctorale "Vivant et sociétés"

5

 

 

Des considérations précédentes ressortent plusieurs éléments qui nous paraissent de nature à apporter déjà des réponses significatives aux questions initiales, sur l'intérêt scientifique de cet axe et la pertinence des problématiques susceptibles d'en être formulées.

 

• Premièrement, la productivité du thème "Industries culturelles et arts" est amplement confirmée. L'originalité et la fécondité de la problématique se mesure à la diversité, au nombre et à la richesse des contributions en provenance de Paris 8 et Paris 13, ainsi que d'autres équipes à Paris, en province et à l'étranger qui leur sont liées. Dès que le principe de la MSH aura été validé, ces relations devront être complétées par d'autres prises de contact.

• Deuxièmement, avec des objets voisins ces équipes développent des approches différentes et complémentaires les unes par rapport aux autres. Ni concurrence, ni exclusion : les conditions sont réunies d'une véritable pratique interdisciplinaire au sein de la MSH.

• Troisièmement, localisés au sein de la MSH "Paris nord" et complétés par l'installation d'une équipe (qui reste à créer) consacrée aux pratiques de consommation et de réception, ces travaux acquerront ou renforceront leur visibilité nationale et internationale, renouant ce faisant avec la tradition française des études critiques sur la sociologie de la culture et des médias, particulièrement actives durant les années 1960 et 1970.

• Quatrièmement, le risque d'une thématisation tubulaire sera, sinon totalement conjuré, du moins fortement atténué, d'une part par les relations d'étroite interdépendance que ces thèmes entretiennent les uns avec les autres, d'autre part grâce à la manière dont ils sont recoupés par les trois interrogations précédentes. Ainsi ces thèmes fédérateur auront-ils essentiellement la fonction de thèmes générateurs.